Les grands gagnants du Bédélys 2012

Promo 9e art, organisme à but non lucratif remettant les prix Bédélys depuis 1999, est fier de dévoiler les nominations aux 14e prix Bédélys, qui récompensent les meilleures bandes dessinées francophones parues et diffusées au Québec au cours de l’année 2012, selon nos jurys de lecture constitués de libraires et d’amateurs chevronnés et consciencieux.

Prix Bédélys Monde

 

Ce prix récompense la meilleure bande dessinée de langue française diffusée au Québec au cours de l’année courante.

 

Au terme d’une année relevée, les huit membres du jury Bédélys Monde ont abattu un travail colossal de lecture et de relecture pour parvenir à établir une sélection de dix finalistes au sein des quelques 4000 nouveaux albums parus en 2012. Cette année, sans forcément parler d’unanimité, le jury témoigne d’une belle assurance à l’égard de ses choix : les délibérations ont donné lieu à une sélection ferme et ambitieuse, visionnaire, équilibrée et bien diversifiée. En effet, les œuvres qui la composent sont toutes issues de voix singulières, affirmant des points de vue originaux.

 

D’ailleurs, pour la première fois depuis l’existence du prix Bédélys Monde, la parité des sexes est quasiment atteinte chez les auteurs présents dans la sélection finale, alors que quatre des dix albums nominés sont dessinés par des femmes, reflétant en cela une vision plus ouverte de la bande dessinée.

 

De plus, une belle place est laissée aux jeunes talents, alors que presque la moitié des titres sont l’œuvre d’auteurs prometteurs encore en début de carrière.

 

Enfin, genres et éditeurs sont bien représentés. D’une part, on trouve dans cette sélection de l’aventure pure et dure comme du récit intimiste, de la bande dessinée de genre comme de la bande dessinée d’auteur, des adaptations de romans (un classique et un contemporain), et le souci de représenter le monde dans lequel nous vivons comme l’évasion dans la fiction. D’autre part, on y distingue pas moins de huit éditeurs différents, des grands généralistes aux éditeurs plus confidentiels.

 

Enfin, pour la deuxième année de suite, un album québécois se retrouve au sein des finalistes du Bédélys Monde, un exploit qui, dans les dix dernières années, n’avait été accompli que par Fred Jourdain et Michel Rabagliati.

 

Les finalistes

 

Jane, le renard et moi, Isabelle Arsenault et Fanny Britt, La Pastèque.

La jeune Hélène est la tête de Turc de sa classe. On dit d’elle qu’elle est grosse, qu’elle pue, qu’elle est moche, et Hélène a fini par y croire. Elle a son refuge, Jane Eyre de Charlotte Brontë, mais lors d’une fin de semaine en classe verte, elle se retrouve plus seule que jamais, entourée de toutes ses intimidatrices… Dans Jane, le renard et moi, la mélancolie de l’héroïne est parfaite-ment transmise par une esthétique mélangeant le crayon, le lavis et le fusain. La narration, très juste, suscite l’émotion sans effets faciles ni pathos. D’ailleurs, le tout se lit parfois comme un long poème, autant par le rythme et le découpage des phrases que par la disposition du texte sur les pages. Bravo à cette œuvre qui démontre qu’on peut encore traiter de l’intimidation avec pertinence, surtout lorsqu’on s’y prend avec autant d’élégance, de retenue et d’intelligence.

 

Daytripper, Gabriel Ba et Fábio Moon, Urban comics (Dargaud).

Bràs de Oliva Domingos est un rédacteur de chroniques nécrologiques rêvant de devenir comme son père, écrivain reconnu et salué par son pays, ou peut-être même meilleur… Le récit présente des épisodes de la vie de Bràs à des âges différents, de manière décousue, chacun se terminant par la mort hypothétique du protagoniste et le bilan de son existence. Faisant réfléchir sur le rapport entre la vie et la mort, et la signification que l’une peut recevoir de l’autre, l’histoire originale des brillants jumeaux brésiliens Fábio Moon et Gabriel Ba est servie par des dessins parfois oniriques, ou dans lesquels on plongerait, mais toujours justes.

 

Quai d’Orsay, t.2, Christophe Blain et Abel Lanzac, Dargaud.

Quoiqu’il ne s’agisse pas d’une nouvelle série, il serait difficile de passer sous silence le travail spectaculaire que mène le surdoué Christophe Blain avec Abel Lanzac, un ex-diplomate écrivant sous pseudonyme. Plongé au cœur d’un Ministère des Affaires étrangères français piloté par Alexandre Taillard de Vorms (un avatar de Dominique de Villepin), le lecteur pénètre dans ce second tome les arcanes de la crise au Lousdem (soit l’Irak), et la manière dont la France est parvenue à s’opposer à la guerre que voulaient faire accepter Jeffrey Cole (Colin Powell) et les États-Unis au Conseil de sécurité de l’ONU. Une docu-fiction auda-cieuse, amusante et diablement intéressante, qui se lit comme un roman de cape et d’épée.

 

Texas cowboys, Mathieu Bonhomme et Lewis Trondheim, Dupuis.

Après leur escapade fantastique d’Omni-visibilis, Trondheim et Bonhomme refont équipe pour explorer le monde du western. Brillant hommage aux pulps américains, ce récit renoue et joue d’une manière savante avec les tropes du genre en mettant en scène plusieurs histoires originales se recoupant autour d’un même personnage, Harvey Drinkwater, journaliste ingénu envoyé de la grande ville au Far West pour satisfaire ses lecteurs assoiffés d’histoires de règlements de comptes et de prostituées. Mais Harvey se lasse vite de sa mission pour entreprendre l’aventure en suivant des buts personnels… Rarement un western aura-t-il été aussi entraînant par son rythme, ses personnages et ses dessins dynamiques.

 

La chambre de Lautréamont, Édith et Corcal, Futuropolis.

Auguste Bretagne, un feuilletoniste parisien porté sur le macabre, trouve la grâce en découvrant que le précédent locataire de sa chambre n’était nul autre qu’Isidore Ducasse, l’auteur des Chants de Maldoror. Il décide ensuite d’écrire sa propre histoire en compagnie du jeune Eugène, inventeur de la « figuration poético-narrative ». Le tandem derrière l’excellente série jeunesse Le Trio Bonaventure renoue pour créer un étonnant simulacre : le « premier roman graphique, publié en 1874 ». C’est une franche réussite que cette métafiction qui joue sur deux niveaux, tissant à la fois un lien trouble entre le personnage d’écrivain et l’histoire racontée, mais aussi entre l’œuvre en tant que telle et la réalité.

 

Kililana song, t.1, Benjamin Flao, Futuropolis.

Une ville côtière du Kenya, de nos jours. Un gamin dégourdi à l’âme vagabonde passe ses journées à courir pour échapper à son grand frère, islamiste convaincu, qui cherche à tout prix à ce qu’il les passe plutôt à la madrass, l’école coranique. Un capitaine sur le retour, cynique et grossier, voit son navire menacé de saisie par les autorités alors que celles-ci le soupçonnent avec raison de trafic de haschisch. Un vieux chaman habitant près d’un arbre séculaire se voit exproprié de sa terre, site d’une future exploitation immobilière. Trois destins autour desquels le talentueux Benjamin Flao (La ligne de fuite) tisse un récit cursif à l’aide d’un trait décontracté particulièrement inspiré – des accents free jazz, pourrait-on dire – et somptueusement rehaussé d’aquarelles fauves. Suite et fin de cette pénétrante trotte exotique au second tome.

 

Le livre des nuages, Fabienne Loodts, Warum.

Tatiana a quitté le Mexique pour refaire sa vie à Berlin. Errant dans les rues, elle croise des fantômes et cherche un sens à sa présence dans cette cité froide et grise, si différente de ce qu’elle connait et pourtant si fascinante. Un historien et un météorologue lui feront découvrir des facettes insoupçonnées de la capitale allemande, et l’intrusion du passé lui fera remettre en question son avenir. Pour sa première œuvre, la jeune Belge Fabienne Loodts a déménagé à Berlin pour mieux y adapter le roman de Chloe Aridjis. Le style graphique, hachuré, tout en déclinaisons de gris, plonge le lecteur dans une atmosphère incertaine, où la frontière entre le passé et le présent s’embrouille, et où histoire et mémoire deviennent indistincts. Un livre sur l’errance, le temps… et les nuages.

 

Peste blanche, Jean-Marc Pontier, Les enfants rouges.

Il y a vingt ans, à Marseille, un prof d’université, spécialiste des épidémies (et plus particulièrement de la peste) dans la littérature contemporaine, était inculpé du meurtre d’une de ses étudiantes, puis relâché, faute de preuves. Aujourd’hui, on vient de découvrir le corps, le procès est rouvert, et c’est l’occasion pour l’homme de se rappeler cette étudiante frondeuse, passionnée par le théâtre et les graffitis, qui l’avait tant fasciné. Mais l’intervention d’un marabout vient bousculer l’ordre des choses… Ce récit à la première personne, solidement écrit, est doté d’une belle dimension littéraire (on songe d’ailleurs à un certain Paul Auster). Le dessin au pinceau, qui fait preuve d’une brillante économie de moyens, fait superbement résonner l’ensemble en quelques traits et taches.

 

Le loup des mers, Riff Reb’s, Soleil.

Humphrey Van Weyden, jeune dilettante san-franciscain, est rescapé d’un naufrage par l’équipage d’un baleinier en route pour une longue saison de chasse. Forcé d’apprendre le métier de marin et de survivre au sein du rude équipage, le jeune homme devient rapidement fasciné par le terrible capitaine Wolf Larsen, homme à la fois érudit et nihiliste. Tempêtes, mutineries et l’arrivée d’une femme à bord ne seront que quelques uns des dangers avec lesquels Humphrey devra composer s’il veut retrouver sa Californie… Dans cette adaptation très réussie de Sea Wolf de Jack London, l’auteur a su garder suffisamment d’éléments du roman tout en se laissant une liberté artistique pour créer une œuvre originale. En effet, la plume puissante de London et le lumineux huis clos développés dans ce récit sont magnifiés par le dessin classique mais nerveux et les étonnants choix chromatiques de l’auteur.

 

En silence, Audrey Spiry, KSTR (Casterman).

Une jeune femme qui ne sait plus trop où elle en est avec son copain va vivre, avec lui ainsi qu’un autre couple accompagné de leurs deux filles, une journée de canyonisme (randonnée aquatique où on doit se laisser happer par le courant vif et froid d’un torrent) qui la transformera durablement. Bien que le récit d’En silence tienne en une ligne, il trouve sa justification dans une esthétique singulière, par laquelle le lecteur est entrainé au sein d’une expérience d’immersion sensorielle inédite. En effet, cette bande dessinée s’adresse – au-delà de la simple identification au personnage – au corps et aux sens du lecteur, le propos étant appuyé par un audacieux travail expressif de la couleur, où les jeux de contraste et de complémentarité transmettent de manière surprenante les sensations fortes que vivent les personnages.

 

Le grand gagnant est Quai d’Orsay, t.2, Christophe Blain et Abel Lanzac, Dargaud!

 

 

 

Prix Bédélys Québec – les finalistes

 

Ce prix récompense la meilleure bande dessinée professionnelle publiée au Québec au cours de l’année courante.

Il est doté d’une bourse de 1 000 $, offerte par Les Amis de la Bibliothèque de Montréal.

 

 

 

Jane, le renard et moi, Isabelle Arsenault et Fanny Britt, La Pastèque.

(Reportez-vous au descriptif dans la section Bédélys monde.)

 

Glorieux printemps, tomes 1 et 2, Sophie Bédard, Pow pow.

La petite maison d’édition québécoise Pow Pow frappe de nouveau avec les deux premiers tomes de la série Glorieux printemps, récit des chassés croisées amoureux et amitiés d’une bande de jeunes banlieusards québécois. Assez classique comme prémisse, direz-vous… Mais c’est dans la clarté du dessin et le réalisme des dialogues et des relations des protagonistes que la série se démarque. Émilie, Antoine, Mathieu et Micheline sonnent « vrais », comme de véritables personnes complexes et imparfaites. Impressionnant pour la jeune bédéiste Sophie Bédard, qui nous avait donné Comme des grands en 2011.

 

Du chez-soi, Ariane Dénommé, La mauvaise tête.

À partir d’une chronique quotidienne discrète, cette satire assez mordante de l’acte de consommation immobilière explore avec subtilité le caractère factice des joies et aisances que font miroiter l’accession à un certain standing domiciliaire, alors que ne subsiste que le désenchantement après que les acheteurs aient été « digérés » par l’engrenage de la transaction. La narration, construite sur le non-dit, rappelle le cinéma direct, alors que le traitement graphique sobre et les personnages aux visages minimalistes rappellent le travail de Ruppert et Mulot. En somme, la proposition est ambitieuse : une fiction qui propose, au-delà du simple divertissement, une critique intelligente.

 

French kiss 1986, Michel Falardeau, Glénat Québec.

Été 1986. Les jeunes des rues Beaulieu et Perron se lancent un défi, qui durera tout l’été : quelle équipe de pirates parviendra à trouver le repère de l’autre et à dénicher son trésor ? Sorte de Guerre des tuques estival, French kiss 1986 est un éloge à la nostalgie, aux étés ensoleillés passés à se « tapocher » et aux premiers émois amoureux. Le dessin, nerveux et vif, nous plonge efficacement dans ce récit du passé. Étienne pourra-t-il vaincre l’équipe de la rue Perron ? Que vient faire l’amour dans toute cette histoire ? On vous invite à lire ce livre de Michel Falardeau, auteur de Luck, pour le découvrir !

 

La muse récursive, David Turgeon, La mauvaise tête.

La science-fiction, genre rarement exploité en bande dessinée au Québec, est le premier intérêt de La muse récursive. Au départ, on peut être médusé par le récit et le dessin, à la limite du brouillon ; mais au fil de la lecture, on se surprend à être aspiré par l’histoire, le dessin évolutif, et l’univers étoffé et cohérent de cette fresque à grand déploiement. L’action se déroule de l’Alberta au Nouveau-Brunswick ; on y parle d’art, de commerce, de science, de contestation sociale. Qui est la mystérieuse muse et quel est le lien entre beauté et savoir qui se cache au cœur de cette histoire ? David Turgeon livre enfin ici la version complète de ce récit d’anticipationdont le 1er tome avait été publié en 2006.

 

Le prix va à Jane, le renard et moi, Isabelle Arsenault et Fanny Britt, La Pastèque!

 

Prix Bédélys indépendant – les finalistes

 

Ce prix récompense la meilleure bande dessinée de langue française auto-éditée et auto-distribuée au Québec au cours de l’année courante.

Il est accompagné d’une bourse de 500$, offerte par Promo 9e art.

Traumstadtdenken, Rupert Bottenberg, Trip.

La petite révolution, Boum, Front Froid.

Dormir en grenouillère, Cathon, Colosse.

La liste des choses qui existent, no. 1, Cathon et Iris.

La vie laisse un cerne, Laurence Lemieux, Colosse.

 

Le Bédélys indépenant de l’année : Traumstadtdenken, Rupert Bottenberg, Trip.

 

Prix Bédélys jeunesse – les finalistes

 

Ce prix récompense la meilleure bande dessinée de langue française destinée aux jeunes de 7 à 12 ans diffusée au Québec au cours de l’année courante. Son jury de lecture est composé de jeunes lecteurs de l’une des succursales du Réseau des Bibliothèques de la Ville de Montréal, qui parraine le prix depuis 2000.

 

 Le fantôme d’Anya, Vera Brosgol, La courte échelle. Anya était une jeune fille assez ordinaire, jusqu’au jour où elle rencontre Emily. Le problème, c’est que celle-ci est décédée depuis longtemps, mais bien décidée à vivre sa jeunesse en encourageant Anya à vivre la sienne à fond. L’histoire, légère et drôle au début, prend rapidement une tournure menaçante, avec en trame de fond les soucis et préoccupations de l’adolescence. Touchant, drôle et effrayant à la fois, Le Fantôme d’Anya entraîne le lecteur dans les dédales de l’adolescence et les mystères du passé. Son auteur, Vera Brosgol, animatrice de formation, a été récompensée par de nombreux prix pour cette œuvre, dont le Eisner de la meilleure publication pour adolescents.

 

Légendes de Parvaterra, tome 4 : « Le lion et le temps volé », Raúl Arnáiz, Le Lombard.

On raconte qu’autrefois, sur l’île de Parvaterra, les adultes vivaient auprès des enfants. Mais ils ont disparus il y a longtemps. Depuis, les jeunes, devenus immortels, se sont divisés en factions et s’affrontent en conflits sans fin. Le 4e tome de cette série d’héroic fantasy brode autour des thèmes de l’intolérance et de la confiance en soi, sous un graphisme inspiré du manga. L’auteur, originaire de Madrid, est un bédéiste autodidacte qui a travaillé de longues années dans le domaine de l’animation.

 

Paola Crusoé, tome 1 : « Naufragée », Mathilde Domecq, Glénat.

Une croisière en famille se termine en cauchemar pour Paola, son père, son grand frère et sa petite sœur ; en effet, échouée sur une île déserte, toute la famille devra s’efforcer de survivre et de garder espoir. Se construire un abri, se nourrir et survivre sans connexion cellulaire : tels sont les défis de Paola ! Cette belle bande dessinée, drôle et chaleureuse, amène toutefois le lecteur à s’inquiéter du sort de l’héroïne grâce à sa part de réalisme et de sérieux. Bédéiste française active de puis de nombreuses années, Domecq livre ici le premier album d’une série prometteuse.

 

The Lapins crétins, tome 1 : « BWAAAAAAAAAH ! », Thitaume et Pujol, Les Deux Royaumes.

Que dire des lapins? Ils sont idiots , bêtes, méchants, innocents… crétins, quo ! Thitaume et Pujol présentent un album de gags en une pages sans paroles (sauf des « Bwaaa ! » bien placés), où le lecteur découvre ces fameux lapins nés dans les studios d’Ubisoft. Une bande dessinée simple, efficace, qui fait rire jeunes et vieux ; après tout, ne sommes-nous pas tous un peu crétins ?

 

Tib et Tatoum, tome 1 : « Bienvenue au clan ! », Bannister et Grimaldi, Glénat.

Dure, la vie préhistorique ! Tib se sent parfois un peu seul dans le clan : sa famille l’aime beaucoup, mais quand on a une tache de naissance rouge dans le visage, on devient vite le souffre-douleur des autres enfants. Mais, un jour, Tib rencontre une créature mythique : un dinosaure rouge… qui a une tache blanche autour de l’œil ! Naîtra une belle amitié et des gags, alors que Tib tente sans succès de présenter son nouvel ami à sa tribu. Inspirée des nombreuses bandes dessinées touchant le sujet de l’amitié et des amis imaginaires, cet album repose sur le talent de Bannister et Grimaldi, qui ont déjà travaillé ensemble sur la série Titoss et Ilda.

 

Et la gagnant jeunesse est Le fantôme d’Anya, Vera Brosgol, La courte échelle!

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8/05/2013 1 Commentaire
1 Commentaire to “Les grands gagnants du Bédélys 2012”
  1. Vincent Giard dit :

    Salut,

    Quelques coquilles:
    – «Ariane Dénommé» avec un seul «n».
    – Le livre de Cathon chez Colosse s’intitule «Dormir en grenouillère»;
    – et son livre avec Iris n’est pas dans la collection Colosse.
    – Heu… La petite révolution de Boum, chez Front Froid, en «Bédélys Indépendant»? Faudra qu’on m’explique.

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